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Qui est lionel SCOTTO?

Et qu'a-t-il fait du cabinet Wilinski Scotto & associes

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Alvarez : chasseur de trésors ou raider au petit pied ?

Et si Julien Alvarez Iberlucea avait finalement trouvé le trésor perdu qu’il cherche depuis tant d’années ?

Il a probablement en tout cas trouvé un sacré filon lorsqu’il a rencontré Lionel Scotto. Leur collaboration remonte à plus de dix ans, alors que Lionel Scotto était encore associé de Wilinski Scotto & Associés. Un article de 2009 de Capital Finance officialise leur relation : « Julien Alvarez collabore souvent avec Wilinski Scotto & Associés sur la structuration de management packages pour des dossiers où le cabinet d’avocat intervient lui-même ».
Lionel Scotto, qui cherchait des spécialistes pour l’aider dans la structuration de management package, a vu chez Julien Alvarez un moyen de faire des économies, il était à l’époque bien moins cher que les sociétés spécialisées sur le marché !

À première vue, Julien Alvarez est plutôt inoffensif : il parcourt le monde sac au dos et est passionné de chasse aux trésors, ayant d’ailleurs fondé une maison d’édition spécialisée sur le sujet, les Éditions du Trésor.

Mais à mieux y regarder, son parcours n’est pas si lisse :

  • Alors qu’il était encore en poste chez UBS, AZ & Cie est créée en 2003 avec pour actionnaire unique sa sœur Cécilia Alvarez et pour gérant son père, Jorge Alvarez. Quelques mois seulement après son départ d’UBS, Julien Alvarez prend désormais officiellement le contrôle de la société devenant son gérant et son actionnaire unique. Conclusion : si vous recourrez aux services de Julien Alvarez, il est prudent de vérifier qu’il ne travaille que pour vous !
  • C’est via cette société et en parallèle de son poste de professeur en ingénierie financière à Dauphine (belle couverture !), qu’il conseille pendant plusieurs années des entreprises sur des LBO, parfois en partenariat avec Wilinski Scotto & Associés, notamment sur plusieurs deals : Cogedim, LFPI Gestion, Comprim, Axa PE, SigmaKalon... La liste réelle est bien sûr plus longue… sur le site Internet d’Az & Cie, il était indiqué « conseil du cabinet d’avocats W&A dans le cadre de différentes missions financières ». C’est comme ça que Scotto et Alvarez ont affiné leur technique de « maximalisation des profits » (terme élégant pour ne pas dire « racket »).
  • Depuis plusieurs années, l’activité de conseil d’AZ & Cie est moins visible en ligne. Alors qu’auparavant l’entreprise se vantait d’être conseil sur de nombreux deals, AZ & Cie est devenue bien silencieuse. Elle se garde bien de publier ses comptes. Amusant pour un chantre de la transparence !  
  • Julien Alvarez a investi dans My Jolie Candle, qui commercialise des bougies dans lesquelles se trouvent des bijoux Swarovski, est aussi directeur d’une maison d’édition : manifestement, ces affaires ne suffisent pas à son bonheur. Il a dû apprendre dans les films américains des années 80 qu’on gagne plus d’argent en faisant des coups et en utilisant des tuyaux plus ou moins percés.  
  • Les nouvelles pratiques utilisées par Julien Alvarez pourraient s’avérer beaucoup plus rentables. Après avoir acheté des actions dans des entreprises, souvent sur la base d’informations obtenues de manière  suspecte (c’est là, par exemple, que son association avec Lionel Scotto prend tout son sens), il engage ensuite un bras de fer avec leur management/ actionnaires en les harcelant de questions lors d’assemblées générales ou en créant des blogs les critiquant :
    • Prenez par exemple, le groupe IRD, dans lequel il a investi et à qui il a posé 22 (!) questions détaillées lors de la seule assemblée générale du 26 juin 2018 : https://back.groupeird.fr/system/uploads/documents/968d129ea54479d848a8cf95419c6d0b.pdf
    • Ou encore le groupe Officiis Properties, société dans laquelle il a investi aux côtés d’autres actionnaires comme Claude Lutz (Massena Partners) : la société AZ & Cie apparaissait comme propriétaire du nom de domaine actionnaires-officiis.com qui redirige vers un blog critiquant les actionnaires et dirigeants d’Officiis Properties. On y lit régulièrement la prose rageuse d’Alvarez.

Il faut dire que, comme le savent ses proches, ce chantre de la transparence se cache derrière des comptes anonymes comme :
- le blog Médiapart de Robindubois ;
- le pseudo Boursorama Vince7 et celui de son compagnon stan888 ;  
- Le compte Twitter @vincenzobollero, qui révèle les sujets d’intérêts et les cibles d’Alvarez (Verimatrix, Groupe Partouche, Vivendi, Lagardère, NRJ, Gaumont), mais également ses acolytes et compagnons de jeu: Jean-François Delcaire, Christophe Kuhbier (investisseur chez Henderson Park Capital à Londres) et beaucoup d’autres (nous y reviendrons).

 

 

Certains affirment qu’Alvarez, raider au petit pied, essaie de monétiser sa nuisance (les Américains appellent ça le greenmail, version financière du blackmail, chantage) en se faisant payer pour arrêter ses critiques. C’est lui donner beaucoup d’importance !
Lui qui plaide pour la justice actionnariale voudrait-il ainsi être mieux traité que les autres actionnaires?  Comment présente-t-il cela à ses étudiants à Dauphine ?

Consultez régulièrement notre blog pour en apprendre plus….

Qui est Lionel Scotto le Massese et qu’a-t-il fait du cabinet Wilinski Scotto & Associés ?

Lionel Scotto Le Massese est né le 5 avril 1965 dans le 17ème arrondissement de Paris. Après un DESS à l’université Paris Descartes, puis en 1990 un bachelors of arts à la Kent State University, il commence sa carrière au cabinet Théodore Goddard à Londres puis à Paris.

Le 4 octobre 1995, il prête serment au barreau de Paris : « je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. » Nous verrons ça…

Dans les années 1990, il monte sa propre structure Wilinski Scotto & Associés, dont nous reparlerons plus tard.

Après la dissolution douloureuse et litigieuse de Wilinski Scotto & Associés, il crée en 2010 Scotto Partners, dont il a  récemment (et curieusement) laissé les rênes à Isabelle Cheradame.

Le 18 mai 1996, il se marie avec Estelle Claude Michelle Ciancioni.

 

Elle a fait des études de droit à l’université Paris Assas (1988-1993), puis un master à l’ESCP (1994-1995), et a commencé à travailler dans un cabinet d’avocats. Elle a ensuite développé et géré un programme hôtelier dans les Alpes. S’agirait-il du programme hôtelier le Hameau de la Volière, dont Estelle a fait la publicité et serait-il lié à Courchev’Aile, SARL dont les co-gérants sont Lionel et Estelle Scotto le Massese ?

En 2014, Lionel Scotto affirmait dans une interview au Magazine Décideurs avoir dressé « une muraille de Chine entre le travail et sa vie privée. Au point que ma femme ne sait rien ! » Pourtant, une analyse des sociétés composant son « empire » montre qu’Estelle a été associée à plusieurs de ses entreprises :

 

Lionel Scotto Le Massese se présente comme « un pur produit de la République né dans une famille modeste », « dont le point de départ est la banlieue » et « qui a grandi professionnellement grâce à la force du système scolaire et universitaire français ».

Mais n’est-ce réellement que le système scolaire français qui lui a permis d’accumuler tant de richesses ?

En effet, il a acquis avec Estelle Scotto le Massese une villa située 1031 Chemin du Cap à 83350 Ramatuelle (parcelle cadastrale AD 404). Une vue aérienne de la villa laisse imaginer son luxe.

Pour la petite histoire, le voisin de Lionel Scotto l’a poursuivi en justice pour avoir réalisé des travaux non conformes, qui ont entrainé des coulées de boues et endommagé certaines parties du jardin dudit voisin.

Par ailleurs, les statuts de la SCI Not Again (un nom freudien !) datant de 2017 montrent qu’alors qu’il était encore marié avec Estelle, il a fait nommer sa nouvelle compagne, Julie Hardy, comme associée de cette SCI (Lionel Scotto détenant 50,1% et Julie Hardy 49,9%). Cette SCI est propriétaire des lots 30, 34, 29, 5 et 6 du 44 rue du Bac dans le 7ème arrondissement de Paris.

Sans parler des biens immobiliers situés au 12 avenue Elisée Reclus, 75007 Paris, 38 rue des Marthurins, 75008 Paris ou encore au 43/45 boulevard de la Saussaye, dans la chic banlieue de Neuilly-sur-Seine….

… et de ses sociétés dont certaines ont un capital social à faire tourner la tête ! La société à responsabilité limitée Aile de Papillon, détenue par Lionel, Estelle, Audrey et Inès Scotto a un capital social de 2 millions d’euros !!!

Il a par ailleurs développé une passion pour les voitures anciennes, au point de créer une société, Aile Classic Cars  dont l’objet est « la recherche, l'acquisition, la mise en valeur, la vente de gré à gré ou par le biais d'enchères, la participation à tout événement automobile ou concours d'élégance, de tout véhicule ayant été construit à un très faible nombre d'exemplaires ou disposant d'une histoire ou d'un pedigree de course identifié et remarquable, en France comme dans le reste du monde... » Il se vante d’ailleurs d’avoir acquis une Mercedes 300 SL avec des ailes de papillon au niveau du toit…

La fortune pourrait continuer à s’accumuler, si on en croit la création toute récente de nouvelles sociétés : AIM Invest 2 en juin 2019 et AIM Invest 3 en janvier 2020 ! Et qu’en est-il de la société AIM Invest 4, créée en janvier 2020 dirigée par un certain Erik Maris…. ?


Comment a-t-il réussi à accumuler un tel patrimoine ? Uniquement en facturant ses bons (hum ..)  et loyaux (hum hum !) services d’avocat ?...

Lionel Scotto affirme avoir un « don pour le contact avec le client ». Il dit se spécialiser dans le « conseil aux dirigeants et actionnaires familiaux dans le cadre d’opérations de private equity … et intervient sur des opérations de fusion-acquisitions. » Il a ainsi été conseil d’opérations pour le compte de Picard, Spie, Alain Afflelou, Vinci Park, Elior….

La vérité est moins glamour : Lionel Scotto est avant tout un chasseur de primes qui maximise son gain au détriment de ses clients et au mépris de toute déontologie. On l’accuse d’avoir littéralement racketté ses clients, pris à la gorge, en leur envoyant des factures astronomiques. On le soupçonne aussi d’avoir trompé ses clients en privilégiant les offres de rachat de certains proches au détriment d’autres présentant pourtant des offres plus avantageuses.
Il suffit d’analyser ses factures de « conseil »…

Et comme ça ne lui suffit pas de faire l’avocat, il a su jouer au boursicoteur en s’adjoignant les services d’un analyste douteux et raider au petit pied, Julien Alvarez : nous y reviendrons.


Envie d’en savoir plus ? Ne manquez pas notre prochain article !

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